Pour une agriculture plus compétitive, plus rémunératrice et plus attentive aux questions environnementales

agriculture, environnement, santé, terroir, alimentation, consommateurs, santé publique, agriculteursLe mardi 02 octobre 2018

Le 2 octobre dernier, l’Assemblée nationale a adopté définitivement le projet de loi pour l'équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine, durable et accessible à tous.

Le groupe Mouvement Démocrate et apparentés a activement participé aux travaux, en faisant adopter plusieurs amendements, notamment pour :

  • Une meilleure rémunération de nos agriculteurs : en consolidant le rôle des interprofessions dans la construction des prix et en renforçant les sanctions pour les entreprises qui ne respectent pas les règles.
  • Une alimentation plus saine et plus durable : en permettant de mieux impliquer les pouvoirs publics à travers l’élaboration de « projets alimentaires territoriaux » pour encourager la consommation de produits sains et locaux.
  • La protection de l’environnement : en mobilisant les moyens de recherche pour développer des alternatives aux produits phytosanitaires et en simplifiant les conditions d’utilisation des produits biostimulants.

Avec mes collègues du MoDem nous avons salué un texte qui valorise le métier des agriculteurs sans stigmatiser leurs pratiques.

Les avancées sont significatives, notamment parce que deux leviers novateurs sont activés :

  • le renversement de la logique de construction des prix pour une meilleure répartition de la valeur ajoutée,
  • et la valorisation de la restauration collective pour promouvoir des produits alimentaires de qualité.

Nous souhaitons donc que cette loi soit mise en œuvre rapidement, avant le début des prochaines négociations commerciales.

Notre groupe a voté ce texte qui ouvre une nouvelle page pour notre agriculture.

Il ne s’agit que d’une première étape : nous attendons désormais les rendez-vous à venir sur la fiscalité agricole, l’installation des jeunes agriculteurs, le foncier agricole, le stockage de l’eau, la nécessaire simplification des normes et, bien sûr, la réforme de la PAC.