Opposition à la suppression du quotient familial

famille, affaires socialesLe mercredi 21 mars 2018

L’Opinion a révélé dans son édition du 20 mars que les conclusions de la mission d’information parlementaire sur la politique familiale comprendraient la proposition de fusionner le quotient familial et les allocations familiales.

Une telle mesure, qui reviendrait à supprimer le quotient familial, aurait comme conséquence de changer la logique fondamentale de la politique familiale dans notre pays, dont l’objectif est d’équilibrer les niveaux de vie entre les familles qui ont des enfants et celles qui n’en ont pas.

En outre, elle conduirait à une augmentation nette d’impôt de l’ordre de deux milliards d’euros pour les familles !

Avec mes collègues du Groupe MoDem nous nous étions réjouis, lors des débats sur le PLFSS 2018, que les députés de La République en Marche aient finalement décidé de ne pas remettre en cause l’universalité des allocations familiales.

Mais les conséquences que nous redoutions seraient également à craindre avec une telle mesure, à savoir, la remise en cause de l’efficacité de notre politique familiale, qui nous permet aujourd’hui de nous prévaloir de l’une des démographies les plus dynamiques en Europe.

Nous ne sommes bien sûr pas opposés à l’ouverture d’un débat sur la politique familiale. Mais il ne faut pas confondre politique familiale et politique sociale.

Nous demandons à ce que la politique familiale soit considérée comme une politique pour la Nation, dont l’objectif principal est bien de favoriser la vitalité démographique dans notre pays.