Maintien de l’école d’aviation civile à Saint-Etienne-de-Saint-Geoirs

vie locale, aviationLe vendredi 22 décembre 2017

Alertée sur la possible fermeture de l’École Nationale de l’Aviation Civile (ENAC) de Grenoble, j’avais de nouveau saisi, avec mes collègues Députés de l’Isère, les ministres en charge de ce dossier, Nicolas Hulot et Elisabeth Borne.

Dans l’optique d’agrandir son domaine d’enseignement, l'école a fusionné en 2011 avec le Service d’Exploitation de la Formation Aéronautique (SEFA), école d’État de pilotage, service de la DGAC. C’est ainsi que le centre de Grenoble, situé à St Etienne de St Geoirs en Isère, a intégré l’ENAC.

Ce centre bénéficie et participe à l’action et la renommée de l’école à travers le monde. Les multiples sites de l’école permettent aujourd’hui d’envisager une diffusion du savoir et de l’enseignement de l’ENAC à travers notre territoire.


Le Centre de Grenoble est au cœur d’une zone géographique fortement liée au trafic aérien :  Marseille, Nice, Grenoble, Lyon, Genève, Bâle.

Sa capacité d’hébergement, de restauration, son cadre, la proximité immédiate de l’aéroport de Grenoble-Alpes-Isère, sont autant de points forts dans l’étude d’un projet en accord avec les besoins stratégiques de l’aviation commerciale.

Afin de permettre au centre ENAC de Grenoble de perdurer, le Département de l’Isère est prêt à investir de façon significative et à court terme dans la modernisation des installations. Un partenariat avec la SEAGI filiale du groupe VINCI Airports est en voie de concrétisation au travers de la création d’un module de formation de formateurs à la conduite des engins de piste. Un partenariat avec la mairie de Saint Etienne-de-Saint-Geoirs pour un soutien de l’activité de piste est également en bonne voie. 

A titre indicatif, le Centre ENAC représente environ 45 % de l’activité de l’aéroport qui est le 3ème aéroport d’Auvergne-Rhône-Alpes. La perte de tous les mouvements qu’effectue l’ENAC serait également fort préjudiciable pour l’aéroport et par conséquence, pour toutes les activités en lien direct avec ce dernier (ski l’hiver, tourisme d’été…). C’est pourquoi je leur avais demandés de bien vouloir étudier ce dossier avec la plus grande attention et de bien vouloir m’apporter de plus amples informations sur ce qui sera effectivement décidé.


Dans leur réponse les ministres nous informent que dans le contexte actuel de forte croissance du trafic aérien mondial et européen, et de nouvelles demandes de pilotes qui en découlent, ils ont demandé à ce qu’aucune décision de fermeture de centre ne soit prise dans l’immédiat, compte-tenu des besoins de formation de pilotes récemment exprimés par Air-France.

Ils nous tiendront informés de la décision qui sera prise concernant le devenir du centre de formation de l’ENAC de Grenoble.