Lutte contre la prostitution des mineurs

lutte contre la prostitution, protection des mineursLe mardi 30 novembre 2021

Le Gouvernement a lancé un plan interministériel doté 14 millions d’euros pour mieux lutter contre la prostitution des mineurs, qui concerne entre 7 000 et 10 000 jeunes en France.

Je suis mobilisée sur ce dossier depuis le début de mon mandat. J’avais alerté la Chancellerie sur la recrudescence des réseaux de prostitution impliquant des mineures. Les réalités de terrains montrent combien il est difficile pour notre droit de protéger réellement ces enfants.

Je me réjouis donc de ces annonces. Le plan sera déployé en 2021 et 2022 et repose sur 4 piliers : 

  •  la sensibilisation et l’information ; 
  •  le renforcement des repérages à tous les niveaux des jeunes impliqués ; 
  •  l’accompagnement des mineurs en situation prostitutionnelle ; 
  •  le renforcement de l’action judiciaire contre les clients et proxénètes. 

Inspiré des conclusions du groupe de travail animé par la magistrate Catherine Champrenault, qui a mis en exergue le fait que le phénomène touche principalement les jeunes filles, âgées de 15 à 17 ans, le plan vise à se donner les moyens d'appréhender un phénomène peu connu pour le comprendre, le prévenir et le combattre.

Depuis le début du quinquennat, la protection de l’enfance et des jeunes est une priorité et doit le rester. Le « Pacte pour l’enfance » s’est traduit par : 

  •  la création de parcours autour des 1 000 premiers jours de l’enfant ; 
  •  le lancement d’un Plan de lutte contre les violences faites aux enfants ; 
  •  l’élaboration de la Stratégie nationale de prévention et de protection de l’enfance. 

Par ailleurs, le projet de loi relatif à la protection de l’enfance, voté à l’Assemblée nationale en juillet 2021, sera examiné par le Sénat le 14 décembre prochain. Il vise à renforcer les axes suivants : 

  • améliorer la vie quotidienne des enfants de l’aide sociale ;
  • renforcer leur sécurité ;
  • valoriser l’engagement des assistants familiaux ; 
  • la prise en charge des mineurs non accompagnés ;
  • renforcer le pilotage de la protection de l’enfance pour garantir une égalité des droits.

Je resterai bien évidemment mobilisée sur l’ensemble de ces sujets.