Insuffisance du nombre de pédopsychiatres

santé, psychiatrieLe mardi 22 mai 2018

J’ai interrogé la Ministre de la santé sur le manque de moyens de la pédopsychiatrie.

En effet, alors que la santé physique des enfants s’améliore depuis les années 2000, cette évolution est bien moins significative pour ce qui concerne les troubles mentaux.

Dans certaines régions le délais d’attente pour une prise en charge peut atteindre six mois à un an. L’offre de soins est en nette diminution et selon les secteurs géographiques, il manque 7 à 41 % de professionnels. La demande est également en forte hausse : entre 1991 et 2003, le nombre de mineurs (jusqu’à l’âge de 15 ans), vus au moins une fois en pédopsychiatrie, a augmenté de 80 % (Rapport d’information du Sénat de 2017 sur « La situation de la psychiatrie des mineurs en France »). Augmentation qui s’est poursuivie jusqu’en 2014 avant de s’atténuer.

Dans le même temps, le nombre de pédopsychiatres a été divisé par deux entre 2007 et 2016 et la France est le pays européen qui a la plus faible offre de soins sur ce point. Plusieurs universités de médecine n’ont d’ailleurs aucun professeur de psychiatrie de l’enfant.

Les professionnels sont donc à juste titre particulièrement inquiets.

Face cet enjeu majeur de santé publique, je lui ai demandé ce qui allait concrètement être mis en œuvre afin d’y remédier.