Gestes qui sauvent

1ers gestes de secoursLe lundi 24 février 2020

Je suis intervenue en Commission des Lois au nom du Groupe MoDem sur la proposition de loi visant à encourager la participation des citoyens aux premiers secours.

Comme nous l’avions exprimé lors de l’examen en première lecture, ce texte est utile en ce qu’il vient sécuriser une situation juridique, en inscrivant dans le « dur » une jurisprudence ancienne, et elle permet en outre de mettre « un coup de projecteur » sur l’arrêt cardiaque inopiné.

L’arrêt cardiaque inopiné provoque chaque année entre 40 et 50 000 décès dans notre pays. Surtout, le taux de survie y est bien inférieur à celui de nos voisins européens. Ce triste constat est notamment dû au très faible taux de formation de la population française aux gestes de premiers secours, et en particulier au massage cardiaque.

Pour répondre à cette problématique, il parait urgent d'accroître fortement, au cours des prochaines années, le taux de formation aux gestes de premiers secours au sein de la population française.

Ce texte vise justement à accompagner cette dynamique, afin de respecter des objectifs ambitieux : sensibiliser 80% de la population aux gestes qui sauvent et augmenter le taux de survie à plus de 10% d’ici 10 ans.

Le Sénat avait globalement souscrit à l’esprit de ce texte, en y apportant des modifications utiles.

J’en avais profité pour faire un focus sur l’application Sauv Life, grâce à laquelle fin août, à Charnècles, un jeune isérois de 15 ans, Gianni, a pu sauver un octogénaire qui faisait une crise cardiaque en le maintenant en vie jusqu’à l’arrivée des secours. L’intérêt du développement de la formation aux gestes de premiers secours prends ici tout son sens.

Compte-tenu de l’objectif poursuivi par cette proposition de loi, partagé par l’ensemble des parlementaires, le groupe Modem et apparentés a voté ce texte, et espère vivement que les prochaines étapes de la navette parlementaire permettront de trouver un accord avec le Sénat.