Danger du dialysat au citrate dans les liquides de dialyse rénale

santé, santé publiqueLe vendredi 12 avril 2019

J’avais attiré l’attention de la ministre de la santé sur les inquiétudes liées à une surmortalité éventuelle liée au dialysat au citrate, utilisé dans certains liquides de dialyse rénale.

Il s’agit d’un des types de produits utilisés pour l’hémodialyse chronique. Sur les 45 000 patients hémodialysés, 15 000 sont concernés en France.

Une réunion relative à son utilisation au eu lieu le 5 décembre à l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) pour partager les résultats de l’étude observationnelle du Docteur Mercadal – Étude du bénéfice potentiel de l’utilisation d’un dialysat sans acide acétique sur la survie dans le registre REIN –  pour définir des actions communes à destination des patients et des professionnels de santé. Il a été conclu que les résultats constituaient bien « un signal à prendre en compte mais qu’il est nécessaire de poursuivre les investigations avant de statuer sur un éventuel risque de surmortalité et d’effets indésirables tels que des crampes en cas d’utilisation du dialysat au citrate chez les patients en hémodialyse chronique. Dans ce contexte une attention particulière est recommandée. ».

Trois axes de travail ont été définis :

  • la mise en place d’une information renforcée à destination des patients et des professionnels de santé ;
  • des recommandations d’encadrement et d’utilisation des différents types de dialysats pour les professionnels de santé ;
  • et des investigations complémentaires et indépendantes sur les données actualisées, élargies et individuelles sur les patients dialysés, en particulier avec des dialysats au citrate.

Face à cet enjeu de santé publique je lui demandais ce qui serait concrètement mis en œuvre par le Gouvernement pour sécuriser le parcours de soins des malades.

Dans sa réponse elle me précise que ce sujet est suivi par ses services en lien avec l’ANSM en cohérence avec les axes de travail définis.

De nouveaux échanges ont également eu lieu avec l'ensemble des parties prenantes et les investigations se poursuivent pour permettre d'apprécier les mesures de gestion qui seraient nécessaires. Des recommandations à l'attention des professionnels de santé et une information destinée aux patients sont en cours d'élaboration.