Conclusions du Ségur de la Santé :

ségur de la santéLe jeudi 23 juillet 2020

Avec plus de 50 jours de travaux, le Ségur de la santé s’est fixé comme ambition de tirer collectivement les leçons de l’épreuve traversée et de faire le lien avec les orientations de Ma Santé 2022, pour bâtir les fondations d’un système de santé encore plus moderne, plus résilient, plus innovant, plus souple et plus à l’écoute de ses professionnels, des usagers et des territoires.

Plus d’une centaine d’acteurs ont été réunis et interrogés afin de contribuer à l’écriture de ce nouveau chapitre du système de santé : acteurs institutionnels, élus, représentants des usagers, agences régionales de santé, assurance maladie, ordres professionnels, représentants des établissements et employeurs du secteur sanitaire et médico-social, syndicats hospitaliers, syndicats de praticiens et professions paramédicales libéraux, représentants des étudiants et jeunes médecins, représentants des transporteurs sanitaires, conseils nationaux professionnels et collectifs hospitaliers, …

Les travaux du Ségur de la santé reposent sur 4 piliers :

  • Transformer les métiers et revaloriser ceux qui soignent.
  • Définir une nouvelle politique d’investissement et de financement au service des soins.
  • Simplifier radicalement les organisations et le quotidien des équipes.
  • Fédérer les acteurs de la santé dans les territoires, au service des usagers.

Il s’est également appuyé sur de nombreuses contributions issues de la consultation numérique des professionnels de santé ou de retours d’expériences territoriaux.

Les travaux se sont achevés le 10 juillet 2020, et ont abouti à la signature des accords du Ségur de la santé à l’hôtel de Matignon par Jean Castex, Premier ministre, Olivier Véran, ministre des Solidarités et de la Santé, et par une majorité d’organisations syndicales représentant d’une part, les professions non médicales (FO, CFDT, UNSA), et d’autre part les personnels médicaux de l’hôpital public (INPH, SNAM-HP, CMH).

Le 21 juillet 2020, la synthèse des travaux a été remise au ministre des Solidarités et de la Santé.

En résumé :

  • 19 milliards d’euros d’investissement dans le système de santé pour améliorer la prise en charge des patients et le quotidien des soignants
  • 8,2 milliards d’euros pour revaloriser les métiers des établissements de santé et des EHPAD et reconnaître l’engagement des soignants au service de la santé des Français
  • Mettre fin au mercenariat de l’intérim médical à l’hôpital public
  • Former plus de soignants dans les filières paramédicales pour mieux prendre en charge les patients
  • Donner aux territoires les principaux leviers de l’investissement en santé dans l’intérêt de leurs habitants
  • Faciliter l’accès aux soins non-programmés et l’exercice coordonné
  • 15 000 recrutements à l’hôpital public
  • Accélérer la sortie du « tout T2A » et privilégier la qualité des soins
  • Financer l’ouverture ou la réouverture de 4000 lits « à la demande »
  • Redonner toute sa place aux services hospitaliers au sein des établissements de santé
  • Développer fortement la télésanté en s’appuyant sur les acquis de la crise pour mieux soigner les Français
  • Combattre les inégalités de santé

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