Réunion de travail avec l’Udaf sur le thème de la dépendance des personnes âgées

famille, santé, vie locale, affaires sociales, dépendance, vie associativeLe vendredi 30 mars 2018

Le 30 mars, je me suis rendue à la Maison familiale rurale (MFR) de Moirans pour une réunion de travail avec l’Union départementale des associations familiales de l’Isère (Udaf), portant sur la dépendance des personnes âgées. Plus particulièrement, la prise en charge des anciens ainsi que le soutien aux familles ont été au cœur des échanges.

Si les établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) restent l’une des réponses aux défis de la prise en charge du grand âge, d’autres possibilités sont également envisageables voire, pour certaines d’entre elles, fortement souhaitées par les personnes concernées. Il en va ainsi du maintien à domicile, avec l’aide d’intervenants extérieurs et des aidants familiaux.

Parmi les solutions envisagées, l’Udaf a notamment évoqué :

  • L’harmonisation des critères d’opposabilité et la fixation d’un coût de revient plancher de la prestation de prise en charge, afin de réduire les disparités départementales en matière de tarification ;
  • La revalorisation des métiers qualifiés et notamment celui d’aide-soignant ;
  • La favorisation des passerelles entre les centres hospitaliers et l’aide à domicile ;
  • Le recours aux nouvelles technologies pour accompagner la personne âgée dépendante ;
  • La reconnaissance du statut de l’aidant et l’aménagement d’un congé de soutien familial, avec une ouverture du crédit d’impôt Famille aux actions d’aides aux aidants salariés ou encore la généralisation des EHPAD comme plateformes gérontologiques de ressources pour les aidants.

Par ailleurs, je pense qu’il faut mener une réflexion approfondie, au niveau législatif, sur :

  • Le financement de la dépendance par le patrimoine de la personne concernée, afin de préserver la solidarité nationale pour ceux qui en sont dépourvus ;
  • L’incitation à la création de petites structures intergénérationnelles et de proximité pour les personnes vulnérables, ce qui favoriserait notamment les liens sociaux ;
  • Les parcours des personnes, avec une complémentarité entre le maintien à domicile et l’accueil en établissement spécialisé ;

Quant à la réduction du reste à charge, dont le coût peut avoisiner 2 000 euros par mois en moyenne, la ministre des Solidarités et de la santé a ouvert le 23 janvier dernier une phase de concertation avec les acteurs concernés.

Afin de garantir une offre de qualité adaptée aux besoins des personnes, il est indispensable de renforcer le maillage territorial des différents acteurs (EHPAD, services d’aide et d’accompagnement à domicile (SAAD), résidences d’autonomie), dans une logique de complémentarité.

La ministre de la Solidarité et de la Santé a ouvert, le 28 février dernier, un cycle de rencontres sur le thème de la prise en charge des personnes âgées, afin de nourrir la future feuille de route relative à l’accompagnement du vieillissement et la prévention de l’autonomie de la personne âgée. Sur la base des objectifs prioritaires qui seront arrêtés dans cette feuille de route, une concertation sera ouverte pour déterminer, d’ici l’été, les actions et mesures précises à engager dès cette année.

Je resterai particulièrement vigilante sur le dossier, qui me tient particulièrement à cœur et qui revêt, pour moi, un caractère prioritaire. Il en va de la dignité que nous devons à nos aînés.