La situation des AESH isérois

education, société, handicapLe vendredi 05 octobre 2018

Les accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH) isérois m’ont fait part de leur colère à l’égard de la nouvelle répartition horaire de leur temps de travail, décidée subitement. En effet, si leur contrat de travail prévoie 24 heures hebdomadaires d’activité, 21 heures étaient auparavant consacrées à l’accompagnement effectif de l’élève et 3 heures dédiées à la préparation, à la concertation, aux réunions avec les enseignants ou encore à l’autoformation. Aujourd’hui, il est demandé aux AESH d’augmenter leur temps de présence aux côtés des élèves de 3 heures par semaine.

C’est la raison pour laquelle ils estiment que le « travail invisible » qu’ils réalisent est sous-estimé alors qu’indispensable, et se posent la question de savoir à quel moment il pourra être effectué si ce n’est en dehors du temps de travail. Par ailleurs, les AESH dénoncent collectivement un manque d’information sur les modalités d’exercice de leur activité ainsi qu’une insuffisance des formations professionnelles proposées.

L’ensemble de ces éléments contribueraient à décrédibiliser la profession, desserviraient le projet d’amélioration de la scolarisation en milieu ordinaire des élèves en situation de handicap et par là même remettraient en cause le principe d’inclusion scolaire.

Compte-tenu de la nécessité de garantir l’accès à une éducation de qualité pour tous les élèves, j’ai interpellé Monsieur Jean-Michel BLANQUER, Ministre de l’Éducation nationale, Madame Agnès BUZYN, Ministre des Solidarités et de la Santé, ainsi que Madame Sophie CLUZEL, Secrétaire d'État auprès du Premier ministre, chargée des Personnes handicapées, sur les mesures envisagées par le gouvernement pour valoriser la profession et permettre une amélioration des conditions de travail des AESH.