Le micro-crédit, pourquoi faire ?

société, affaires sociales, associations, précaritéLe jeudi 14 novembre 2019

La Banque de France organisait ce matin, au siège du Crédit Agricole Sud-Rhône-Alpes, une conférence sur le micro-crédit et l’inclusion bancaire.


A cette occasion, étaient réunis tous les acteurs qui accompagnent au quotidien les personnes en situation de fragilité financière et/ou budgétaire : banquiers, centres communaux d’action sociale, chambre régionale de surendettement social (CRESUS), l’association CREASOL, l’association pour le droit à l’initiative économique (ADIE)…


« L’inclusion bancaire participe au processus d’inclusion dans la vie économique et sociale. Elle permet à une personne physique d’accéder durablement à des produits et services bancaires adaptés à ses besoins non professionnels et de les utiliser » (définition adoptée par l’Observatoire de l’inclusion bancaire).


A ce titre, le micro-crédit, qui relève du crédit à la consommation, est développé en France depuis 2005 et constitue un levier d’insertion, susceptible de financer la création d’entreprise, la formation ou encore un moyen de transport nécessaire à l’emploi. Ce dispositif illustre un partenariat entre emprunteur, collectivités territoriales, associations et établissements de crédit, qui agissent de manière complémentaire pour un accompagnement global de la personne vers un retour à l’équilibre financier et social durable.


Les critères d’éligibilité reposent notamment sur l’existence d’un projet socio-professionnel, la situation financière et la gestion budgétaire des demandeurs.


Depuis une dizaine d’année, la législation a progressivement évolué vers davantage de protection pour les personnes rencontrant des difficultés budgétaires et ayant besoin d’accompagnement. C’est ainsi qu’ont notamment été créés les « Points Conseils Budget » (PCB), structures d’accueil inconditionnel dédiées, ayant pour objectif de prévenir le surendettement et de favoriser l’éducation budgétaire.