Création d'une prime «montagne» pour les CRS secouristes de haute montagne

policeLe mercredi 17 février 2021

Suite au crash d’un hélicoptère du Service Aérien Français (SAF) de Savoie lors d’un exercice, le 8 décembre dernier, ayant entrainé la mort de 5 des 6 occupants de l’aéronef, j’ai été interpellée par des secouristes CRS de haute montagne du Détachement CRS Alpes Grenoble, au sujet de la reconnaissance du danger inhérent à leur profession.

Les secouristes CRS de haute montagne suivent une formation longue (53 semaines sur une durée de 7 à 10 ans), intensive, très sélective et technique afin de décrocher leur qualification.

Le secouriste affecté en section opérationnelle de secours en montagne effectuera plus de 95% des interventions en hélicoptère.

Depuis la professionnalisation du secours en montagne et l'emploi précurseur des effectifs CRS en 1957, ceux-ci déplorent plus de 44 décès, soit plus de 2 décès sur 170 secouristes tous les 3 ans. Aucune autre profession n’atteindrait un tel taux de mortalité en service.

C’est pourquoi, il est nécessaire et urgent de reconnaître à leur juste valeur l’engagement, le dévouement de ces agents de l’État et le risque vital inhérent à leur activité, en créant une prime mensuelle de spécialité.

J’ai donc alerté le ministre de l’Intérieur ainsi que le ministre de l’Économie et des Finances sur ce sujet, et me félicite de l'annonce faite par Gérald Darmanin de l'inscription au budget 2022 de la création d'une prime "montagne", que je suivrai attentivement.